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La règle des 3 % : comment désactiver 97 % des alertes cloud tout en renforçant votre sécurité



La règle des 3 % : comment désactiver 97 % des alertes cloud tout en renforçant votre sécurité

Prioriser ce qu'il faut corriger en premier : pourquoi c'est là que tout se joue.

Points clés :

  1. La distraction des 97 % : découvrez pourquoi la grande majorité de vos alertes « critiques » ne sont que du bruit théorique, et comment le fait de se concentrer strictement sur les 3 % de détections représentant un risque réel et exploitable peut améliorer radicalement votre posture de sécurité.
  2. L'identité comme accélérateur : les brèches sont rarement isolées. Découvrez comment les « combinaisons toxiques », ou l'intersection critique de vulnérabilités, de mauvaises configurations et d'identités privilégiées, peuvent transformer des failles individuelles en chemins d'attaque majeurs menant à des brèches, et pourquoi l'évaluation du risque lié aux identités ne les prend pas en compte.
  3. Le contexte comme solution : privilégiez la valeur au volume. Découvrez comment passer du scan classique à une gestion de l'exposition vous permet d'échapper à la « fatigue d'alertes » dans le cloud et de corriger les chemins d'attaque sans toucher au code, tout en remédiant aux problèmes à la source.

La promesse fondamentale du cloud repose sur la rapidité et l'évolutivité. Pourtant, pour les équipes de sécurité, cette évolutivité est devenue le principal adversaire. Nous vivons actuellement un paradoxe en matière de sécurité du cloud : malgré un déploiement record d'outils de scan, la posture de risque réelle des entreprises n'a jamais été aussi floue.

La norme dans le secteur a été de s'appuyer sur le volume comme mesure du succès. Combien de problèmes avons-nous découverts ? Combien en avons-nous corrigé ? Mais dans un environnement cloud moderne, le volume n'est pas une mesure, c'est une responsabilité. Lorsque les équipes de sécurité sont inondées de milliers d'alertes soi-disant « critiques » basées sur une sévérité théorique, elles sont contraintes à adopter une posture réactive. Les équipes chargées des vulnérabilités ne connaissent que trop bien ce scénario. 

Les données révèlent une inefficacité flagrante : alors que les outils existants qualifient près de 60 % des vulnérabilités d' « élevées » ou de « critiques », Tenable Research montre que seulement 1,6 % à 3 % d'entre elles représentent un risque commercial réel et exploitable. Cela oblige les équipes à passer la majeure partie de leur temps à chasser le bruit plutôt que le risque.

Pour faire mûrir votre programme de sécurité du cloud, vous devez cesser d'établir des priorités en fonction de la sévérité et à privilégier l'exploitabilité. Il est temps de passer de la gestion des vulnérabilités à la gestion de l'exposition.

Le coût opérationnel du risque théorique

Le score CVSS (Common Vulnerability Scoring System) est la norme par défaut pour l'établissement des priorités. Cependant, CVSS ne dispose pas du contexte métier nécessaire pour être efficace dans tous les domaines, en particulier dans le cloud. CVSS mesure la sévérité d'un bu logiciel dans le vide. Il ne tient pas compte du contexte de l'asset. Est-il public ? Est-il privilégié ? Accède-t-il à des données sensibles ?

Si votre équipe travaille sur une liste triée uniquement par score CVSS, elle perd un temps précieux sur des failles théoriques alors que de véritables chemins d'attaque restent ouverts. L'objectif n'est pas de réparer plus, mais de réparer ce qui compte le plus. Comme le dit l'adage : « Quand tout est important, rien n'est important »

Combinaisons toxiques : définir le risque réel

Dans la sécurité moderne, toute brèche est essentiellement une violation d'identité. Bien qu'une mauvaise configuration ou une vulnérabilité puisse être à l'origine de l'incident, c'est l'identité, et plus particulièrement ses droits d'accès et ses privilèges, qui permet à un incident de sécurité de passer de « mauvais » à « pire ».

Les brèches sont rarement isolées. Elles se situent à l'intersection précise de l'exposition publique, de la vulnérabilité et de l'identité privilégiée. Cette convergence, cette combinaison toxique, crée le contexte idéal pour les attaquants.

La corrélation de ces facteurs est notoirement difficile car les données résident souvent dans des outils en silos : les données de vulnérabilité d'un côté, les données IAM d'un autre côté, et l'exposition du réseau encore ailleurs. Les équipes de sécurité doivent aujourd'hui combler ces failles, en transformant les données brutes en contexte, en informations claires et en actions.

Le véritable risque est défini par la convergence de ces trois facteurs, dont les attaquants se délectent :

  • Exposition publique : l'asset est accessible depuis l'Internet.
  • Vulnérabilité critique : le logiciel contient une faille connue et exploitable.
  • Privilège ou droit d'accès élevé : l'identité associée dispose d'autorisations étendues (par exemple, Admin ou Root).

Dans les combinaisons toxiques, ce sont les vulnérabilités qui ouvrent souvent la porte, puis les privilèges élevés remettent à l'attaquant les clés du royaume. Malgré le danger évident, près de 29 % des entreprises ont actuellement au moins une charge de travail avec cette configuration exacte en place, selon le Rapport Tenable 2025 sur les risques de sécurité liés au cloud.

Ces combinaisons sont les principales cibles des attaquants car elles offrent un chemin direct vers l'exfiltration de données, les ransomwares ou d'autres impacts malveillants. L'identification et la remédiation de ces intersections spécifiques, plutôt que la poursuite d'une liste générique de CVE, c'est ce qui fait la différence entre « s'agiter » et réduire concrètement les risques en s'attaquant à votre exposition. 

L'effet Jenga® : risque héréditaire dans l'IA et les identités

Le défi de la priorisation est aggravé par l'adoption rapide de l'IA et la nature en couches des services cloud, que Tenable Cloud Research a surnommé « l'effet Jenga ».

Lors du déploiement de charges de travail d'IA, les entreprises héritent souvent de configurations par défaut à risque de la part des fournisseurs. Par exemple, 90,5 % des entreprises qui ont configuré Amazon SageMaker ont un accès root activé par défaut dans au moins une instance de notebook, selon le Rapport Tenable 2025 sur les risques de sécurité liés au cloud. Si le bloc fondamental de votre pile n'est pas sécurisé, c'est toute la charge de travail qui est compromise.

En outre, les identités sont devenues la cible et l'objectif principaux des attaquants. Vous aurez beau corriger l'intégralité de votre parc informatique, si une identité surprivilégiée est compromise, l'attaquant n'a même plus besoin d'utiliser une vulnérabilité pour venir à ses fins. Il lui suffit de se connecter. Alors que 84 % des entreprises possèdent des clés d'accès inutilisées ou anciennes avec des autorisations critiques, constat du rapport de Tenable Cloud Research de 2024, la gestion de la posture sécurité cloud n'est plus une simple option.

Une stratégie de gestion de l'exposition mature doit traiter les risques liées aux identités et les mauvaises configurations de l'IA avec la même urgence que les vulnérabilités logicielles.

Opérationnaliser la gestion de l'exposition

Pour combler le déficit d'efficacité constaté dans le cloud, les responsables écurité doivent adopter une CNAPP, ou plateforme de protection des applications natives du cloud, qui unifie la visibilité et force la priorisation en fonction du contexte.

Voici comment modifier votre modèle de fonctionnement :

1. Maintenir la dynamique (l'audit de 5 minutes)

L'inertie est l'ennemie de la sécurité. Confrontées à une avalanche d'alertes, les équipes ont souvent tendance à se figer. Tenable Cloud Security met fin à cette paralysie avec le widget « Si vous n'avez que 5 minutes ». Cette fonction n'a rien d'une analyse forensique, mais traite plutôt d'hygiène et de dynamique. Il identifie les mesures simples et rapides pouvant être prises immédiatement contre, par exemple, un bucket S3 exposé publiquement ou une clé inactive que vous pouvez corriger immédiatement. Ainsi, même quand en plein pic d'activité, vous traitez au moins un problème au lieu de ne rien faire. Vous évitez ainsi que la « dette d'hygiène » ne s'accumule pendant que vous vous préparez à un travail plus approfondi. Une opportunité idéale pour mobiliser les collaborateurs débutants en cyber-sécurité.

2. S'attaquer aux combinaisons toxiques

Une fois ces mesures simples et rapides traitées, concentrez-vous sur les risques stratégiques. C'est maintenant que vous allez cibler les combinaisons toxiques. Et que vous mettez en œuvre vos meilleures ressources. En mettant en corrélation les données relatives aux identités, au réseau et aux vulnérabilités, vous identifiez les 3 % d'alertes susceptibles de mener à une brèche dévastatrice. La remédiation de ces expositions entraîne une baisse mesurable du risque organisationnel dont vous pouvez rendre compte au conseil d'administration.

3. Déplacer la remédiation vers la source

La pratique du ClickOps, qui consiste à corriger manuellement les paramètres dans la console cloud, est inefficace et temporaire. Le déploiement qui suit écrase souvent la correction.

Les entreprises matures intègrent la sécurité dans le cycle de développement. Tenable Cloud Security remonte les problèmes de runtime jusqu'à l'Infrastructure as Code (IaC) spécifique qui les a créés. Il peut ensuite générer automatiquement une demande d'extraction avec les modifications de code nécessaires.

Cela s'applique également aux identités. Au lieu d'estimer les autorisations, la plateforme analyse le comportement d'utilisation réel pour générer des politiques de moindre privilège qui suppriment automatiquement les accès non utilisés.

Conclusion : une sécurité fondée sur la valeur

L'indicateur d'un programme de sécurité du cloud réussi n'est plus le « nombre d'alertes clôturées ». Il s'agit de la réduction mesurable de l'exposition.

Nous ne pouvons pas adapter nos équipes à la croissance du cloud, mais nous pouvons faire évoluer notre intelligence. En tirant parti du contexte pour identifier les 3 % d'expositions qui créent un risque pour l'entreprise, vous faites passer votre organisation d'une attitude réactive au bruit à une posture proactive de priorisation et de remédiation des expositions.

Découvrir en images

La courte démo ci-dessous présente un véritable environnement d'IA dans le cloud et montre comment Tenable identifie les charges de travail, révèle les risques cachés et met en évidence les problèmes les plus importants.

Il s'agit d'une présentation rapide et directe de la gestion de l'exposition, qui vous donne une idée concrète de son utilisation dans le monde réel.

 

Découvrez comment prioriser les risques liés au cloud en fonction de ce qui compte vraiment.

(Jenga® est une marque déposée appartenant à Pokonobe Associates.)


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